« Ne parlez jamais de vous, ni en bien, car on ne vous croirait pas, ni en mal car on ne vous croirait que trop. » Confucius

La quête de l’île Mord Endor

Une rencontre inattendue

Illustration

C’était magnifique, la pièce était entièrement en bois : les murs, le sol, le plafond. Des tables rondes étaient disposées de manière symétrique dans la salle. Et au fond, près de la porte, on apercevait le comptoir où on pouvait commander à manger, ou bien louer une chambre, mais personne n’était là pour s’en occuper. Delrendor avança lentement vers la sortie, quand soudain, un homme surgit de derrière le comptoir et bondit devant lui. Il était très petit, plutôt bien portant et avait une barbe immense qui pendait presque jusqu’à ses pieds.
« Bonjour chevalier, avez-vous passé une bonne nuit ?
- Oui, bafouilla Delrendor, l’homme devant lui l’avait surprit et il ne s’attendait vraiment pas à trouver quelqu’un ici, puis reprenant ses esprits il répliqua : Non, pour être franc, c’était l’une des pires nuits que j’ai compté dans ma vie jusqu’à cet instant précis.
- Comment osez-vous, savez-vous à qui vous parlez ? Vous tenez vraiment à ne pas compter d’autres nuits que celle que vous venez de passer !!! Présentez-moi vos excuses sur-le-champ avant que j’appelle mon cousin qui vous taillera en pièces.
- Excusez-moi, noble aubergiste, je ne voulais point vous offenser, la literie était bonne et la chambre très propre, mais les cauchemars m’ont submergé cette nuit, et c’est cela qui la rendit si pénible. Cependant, parlez-moi de votre cousin, de qui je dois avoir si peur.
- Vous le rencontrerez vous-même, il ne passe pas inaperçu dans la ville, nous sommes les deux seuls nains d’Egolan. Il se nomme Orbald.
- Ah ! Mes pensées ne m’ont donc point trompées, seuls les enfants peuvent avoir cette taille, vous êtes donc de la race des nains.
- Oui, et fier de l’être. Cependant, je suis frustré que vous ne sachiez pas reconnaître l’un de cette race si supérieure à la vôtre.
- SUPERIEURE…je ne partage pas votre opinion. Le seul talent des nains est l’architecture, il paraît que votre race sait faire d’un endroit banal un véritable palace.
- Certes, mais vous oubliez là notre principale qualité, nous sommes les meilleurs tailleurs de têtes d’orque de la région, et aucun ne saura nous égaler. Si vous rencontrez Orbald, vous le verrez de vous-même, il est le meilleur guerrier que je connaisse, il manie la hache comme un Dieu. Il fut le gardien de la tour sacrée des nains autrefois, je le vois encore anéantir des centaines d’orques et de gobelins en quelques coups de hache…Le bon vieux temps !
- Le palmarès de votre cousin est assez impressionnant et à vous entendre parler de lui, on préfèrerait ne pas avoir à l‘affronter.
- J’ai entendu dire que vous avez combattu face aux sentinelles de la ville la nuit dernière…Il paraîtrait même que seul contre quatre vous triomphiez…
- Oui, c’est exact, mais vos sentinelles ne sont pas de très bons guerriers, ils manient bien les armes, certes, mais ne se servent pas assez de leur tête. Arrêtons de parler des bêtises que j’ai commises hier soir, parlez-moi plutôt du grand magicien qui mit fin à ma rage, …Belzebius se nommait-il, si mes souvenirs sont bons.
- Belzebius est un honnête homme, toutefois étrange, mais très bon. C’est un des rares magiciens au cœur si brave. Il est le défenseur de la ville, il sait faire pleuvoir et même apporter le beau temps…C’est un homme que je respecte, heureusement d’ailleurs, car les rares gens qui ne l’ont pas respecté ne sont plus là pour pouvoir témoigner de sa puissance. Un jour, notre ville fut assiégée par les trolls, et Belzebius, fils de Dragdor nous vint en aide. Il anéantit une compagnie de trolls à lui tout seul, en leur envoyant une tempête de glace à la figure.
Le nain prit alors sa respiration, ferma les yeux et dit doucement :
- Je le vois encore, du haut de son rocher, un bâton à la main. Il prononçait des paroles étranges, quand soudain, du bout de son bâton, une tempête de glace jaillit en forme de cône pour aller balayer ces maudits trolls…
Puis, le nain réouvrit les yeux et de sa bouche sortit un rot des plus immondes.
- Enfin bon…ensuite il eut quand même besoin de l’aide de son père et de son maître pour venir à bout de tous les autres trolls.
Puis, soudain, une voix surgit derrière lui :
- N’oublie pas l’armée d’Elfes venant d’Iszenfue, qui je pense, vous apporta un plus grand secours que le mien…
Le nain se retourna alors, et devant lui se trouvait Belzebius.
- AH ! Saleté de magicien, toujours en train de me surprendre ou de me contredire. Si seulement tu connaissais mieux ma race, tu n’oserais pas m’épier de la sorte, quand je parle avec un client.
- Mais je viens en client, répliqua Belzebius, sers-nous une cervoise dont toi seul as le secret s’il te plait, je vais m’entretenir un instant avec mon ami. »
Belzebius et Delrendor choisirent une table et s’installèrent confortablement.
Le nain leur apporta une cervoise, et ils la burent en petites tirées en s’échangeant quelques paroles.
- Tu viens donc ici pour la quête, lança Belzebius à Delrendor.
- Oui, j’ai entendu dire à Eldander que les troupes du roi étaient en danger sur l’île Mord Endor.
- Hélas oui, cette noble terre où siégeait le fils du roi fut envahie par une armée de monstres dont on n’a pu avoir une description exacte. Le fils du roi, Daja, réussit à résister aux assauts incessants, mais son armée s’épuise. De plus, il paraît que des troupes ennemies épient le combat au loin, attendant un moment de panique pour intervenir.
- Pourquoi le roi ne se hâte t-il pas d’avantage ? Dépêchons nous, le temps nous glisse entre les mains.
- Les guerriers que je sélectionne pour la quête du roi doivent être braves et très puissants. Il faut donc plus de temps pour la sélection, afin d’éviter des pertes inutiles une fois sur l’île. Ce soir, le conseil sera réuni, et de nombreux villageois présenteront des guerriers. Je viendrai vous chercher afin que vous y assistiez si vous voulez bien.
- C’est d’accord, mais vous m’inquiétez Belzebius, vous parlez de sélection, il ne suffit donc pas de se porter volontaire ?
- N’ayez crainte, vous avez de grandes chances de faire partie de la compagnie du roi.
Mais sachez que la quête sera difficile et vous risquez d’y laisser la vie.
- Je ne suis point étonné, j’aime l’aventure et cela ne m’effraye point. »
Belzebius se leva, puis il prit la direction de la sortie, rappelant à son camarade le rendez-vous du soir.
Delrendor gisait sur la chaise, pensif :
« Et si jamais je ne faisais pas parti de cette compagnie…et si jamais d’autres me devançaient »
Il avait peur de ne pas être à la hauteur, et serai très déçu d’avoir risqué un tel voyage pour un tel résultat. Il se leva à son tour, et saluant le nain, il prit la porte.

Commentaires

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jeunetalent [Visiteur]01 octobre 2009 19:55:36

pour bientot , c'est en cour de préparation

Azharis07 septembre 2009 14:36:52

Excellent la photo.


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