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Jadis, dans les terres du Nord au pays des hommes, un voyageur nocturne arrivait aux portes de la célèbre ville d’Egolan. L’entrée de cette ville était gardée par quatre sentinelles veillant à ce qu’aucun être malveillant ne puisse pénétrer.
« Qui va là ? » lança brusquement l’un des gardes.
Son regard se posait sur l’homme, il avait la taille et la carrure d’un homme normal, son visage était caché par l’obscurité et sa cape noire se terminait par un capuchon ne laissant apparaître le moindre trait de son front. Il portait des bottes étranges, et il était vêtu d’une cuirasse épaisse, le long de sa cuisse, on pouvait deviner une longue épée, et derrière sa tête, se dessinait un arc.
« Je me nomme Delrendor, répliqua l’homme, je viens porter de l’aide à votre roi.
- D’où viens-tu et de quelle race es-tu ?
- Je viens des terres d’Eldander au sud où j’ai pu entendre l’appelle au secours de votre humble roi. Quant à mes ancêtres, ils sont similaires aux votres, n’ayez crainte, je viens en ami. D’ailleurs, le seigneur d’Eldander m’a personnellement chargé de remettre une lettre à votre roi. Il serait donc bon de bien vouloir me laisser entrer, car je viens de loin, et mon corps réclame le sommeil.
- Déposes tes armes ici et tu pourras entrer.
- Je ne puis laisser mon équipement entre les mains d’étrangers, vous m’êtes inconnu et je n’ai pas une assez grande confiance en vous pour vous les confier.
- Alors retourne d’où tu viens et file avant que je m’énerve.
Les yeux de Delrendor se mirent à briller et l’on put y lire une colère égale à la plus terrible des tornades. Il saisit le manche de son épée longue et lança d’une voix terrifiante
- Sors de mon chemin et laisse moi pénétrer dans cette ville, je n’y ferai point délit et si tu oses une fois de plus me repousser, je serai dans l’obligation de passer de force. La nuit dans ces forêts est dangereuse et les chances de s’y réveiller sain et sauf sont minces, alors laisse moi profiter de l’auberge qu’abrite cette ville, je t’en serai reconnaissant. N’ai crainte, j’ai de quoi payer.
- Il est vrai que mon dernier combat remonte à longtemps, et tu es l’occasion opportune pour que je m’exerce un peu. Restez en dehors mes amis, lança t-il aux autres gardes, je vais lui faire comprendre qu’il ne faut pas défier une sentinelle de notre si belle ville.
- Ré avales tes paroles tant qu’il en est encore temps ! Je suis las, et un peu de repos me serait bien utile. De plus j’ai coupé assez de têtes pour arriver jusqu’ici, et la tienne ne mérite peut-être pas de quitter ton corps. Allons guerrier, laisse moi passer sans encombre avant que tu réveille la rage qui sommeille en moi !!! »
Sur ces mots, le garde prit en main une espadon, il était grand et costaud, il portait une cotte de mailles et un bouclier lui couvrait le dos. Le heaume qui ornait sa tête était de bronze, il devait être de valeur. Ce guerrier semblait avoir de l’expérience et ce combat s’annonçait déjà en sa faveur. Delrendor posa la main sur le manche de son épée qu’il laissa dans son fourreau, il ne semblait pas effrayé et attendait la décision de son adversaire.
C’est alors que le garde saisi fermement son épée à deux main et fonça sur le rôdeur. Celui-ci dégaina son épée et contra le coup de son adversaire. Le combat était lancé, le guerrier maniait son espadon avec une telle aisance qu’on aurait pu croire qu’il avait la force d’un géant, mais en face de lui, se dressait un homme habile, d’une dextérité sans pareil. Il évitait tous les coups que lui portait son adversaire et on aurait pu croire qu’il s’amusait de lui. Il se déplaçait à une vitesse incroyable sans même montrer un moment de fatigue. Mais soudain, derrière lui, se dressa un second adversaire, un garde, ne pouvant rester immobile à la vue d’un combat impliquant son ami. Il bondit sur Delrendor, une épée à la main et un bouclier dans l’autre, mais le rôdeur esquiva et s’exclama alors :
« Vous ne me laissez plus le choix, posez les armes où mourrez !
- Jamais » cria son ennemi en lui lança un coup d’espadon au torse.
Mais le rôdeur esquiva encore et cette fois-ci, il enchaîna avec une frappe dans le bras du guerrier.
Son ennemi n’eut pas le temps de parer le coup et fut blessé au bras d’une entaille profonde. Ceci lui fit lâcher son arme, mais son ami, redoublant de rage fonça à nouveau sur le rôdeur la lame en avant, ce dernier fit un saut en arrière et trébucha sur une racine. Les trois gardes encore en état de se battre avancèrent vers lui, pensant profiter de la situation difficile dans laquelle se trouvait leur adversaire. L’un d’eux lui sauta dessus l’épée devant profitant de sa mauvaise posture. Le combattant fit une roulade sur le coté, puis se releva prestement ; il était désormais entouré par les trois gardes. Ils se mirent tous à l’assaut du rôdeur au même moment. Celui-ci para les coups qui lui étaient portés avec une dextérité éblouissante, puis, retenant de son épée les trois lames, il dégaina sa dague de sa botte avec son autre main afin de la planter dans les cottes de l’un de ses adversaires directs. Mais sans même qu’ils eurent le temps de comprendre, une tornade terrible venant du ciel s’abattit sur eux, les balayant comme des feuilles mortes. Delrendor se releva aussitôt avant d’apercevoir un magicien devant lui, il était immense, il portait une cape bleue ainsi qu’un chapeau de la même couleur, et sa longue barbe blanche retombait sur ses vêtements de soie.
Ses énormes yeux gris abritaient une colère qui aurait effrayé le plus terrible des démons et ses bras levés vers le ciel ne faisaient que davantage battre le cœur du jeune rôdeur. La peur le saisit et il lâcha alors ses armes.
« Comment osez-vous déshonorer les terres du roi Zagord, quelle fut la cause de ce combat parlez vite !
- Je me nomme Delrendor, je viens en ami, et le fait que je ne veuille déposer mes armes à l’entrée de cette ville entraîna un conflit. Je m’en excuse, et je payerai les soins qu’un clerc pourra fournir à ce jeune guerrier, mais je ne demande qu’un peu de repos. De plus, je suis venu ici pour aider votre roi, ainsi que pour lui amener une lettre du seigneur d’Eldander. Oubliez mes vilains actes et acceptez mes excuses, je ne désire point me quereller avec les habitants d’ici.
- Je vois en toi un homme au cœur bon, entre avec tes armes si tu le souhaite, mais au moindre écart de ta part, je serai là pour te contrer. Va te reposer à l’auberge, puis à ton réveil, tu décideras de ton avenir.
- Merci de votre bonté, mais puis-je savoir le nom du grand magicien qui se trouve face à moi ?
- Je me nomme Belzebius, fils du grand Dragdor et élève du célèbre Arkandias. Bon séjour ici mais attention, je serais là au moindre faux pas. »
En un éclair, le magicien disparu. Delrendor n’en revenait toujours pas, il avait lu de nombreux contes sur Dragdor et était au courrant des nombreuses aides qu’Arkandias avait apporté au royaume des hommes. Fils et élève de si grands magiciens, ce Belzebius devait être un magicien remarquable.
La fatigue tira alors Delrendor de ses pensées, et les portes de la ville lui furent ouvertes. Le rôdeur ne prit point le temps d’admirer la beauté de cette ville, il fut guidé par un garde jusqu’à l’auberge, où il loua une chambre pour la nuit.
J'ai bokou moins de 16 ans m'sieur , bientot 12 enfaite
Un récit prometteur !
A suivre.
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